FCSHS

Richard Plant

Aux rencontres générales annuelles (novembre 1999), la reconnaissance de la majorité des gains réalisés par la communauté des sciences humaines et sociales depuis ces deux dernières années était à l'ordre du jour.  La Fédération a joué un rôle majeur en garantissant une augmentation de 19,5 millions de dollars dans le financement fédéral pour le Conseil de recherche en sciences humaines et sociales.  La Fédération a également aidé à obtenir l'admissibilité de la recherche en sciences humaines et sociales dans le cadre de la Fondation canadienne pour l'innovation, et dans les Instituts canadiens de recherche sur la santé.  De plus, elle a réussi à garantir une augmentation de 46% dans le Programme de subventions pour les déplacements en réinstaurant les traitements de congés ainsi qu'en obtenant un soutien financier du gouvernement fédéral de plus d'un (1) million de dollars pour les revues savantes grâce à la protection des subventions postales et financières.  Recherches théâtrales au Canada a profité de tout cela.  La Fédération a conçu et est à l'origine des Alliances pour la recherche universitaire et communautaire (ARUC) en donnat 4,5 millions de dollars pour la recherche communautaire en sciences humaines et sociales.  La Fédération a développé et a fait la promotion de L'Initiative pour la déssimation des données qui a permis de rendre disponibles de nombreuses statistiques sur les recherches en sciences humaines et sociales dont il est question dans les reportages des médias et ailleurs.  Grâce à l'aide du programme des publications universitaire, Aide à l'édition savante, la Fédération a permis la publication de 140 nouveaux livres.  La FCSHS a également mis en action un « comité d'experts sur le financement universitaire » dont l'ébauche d'un rapport a fait l'objet de discussions au cours des deux derniers rencontres.  La professeure Louise Forsyth, la présidente de la Fédération, a constaté que « notre visibilité accrue et nos efforts de sensibilisation nous ont aidé à nous placer à l'ordre du jour du gouvernement à Ottawa ».  De plus, au moins 400 des Chaires d'excellence en recherche du XXIe siècle annoncés récemment seront attribuées aux sciences humaines et sociales.
 Les participants à la « table ronde sur l'infrastructure de recherche » ont noté avec fermeté que les définitions du gouvernement fédéral sur les infrastructures de recherche devaient être élargies de façon à refléter davantage les besoins des chercheurs en sciences humaines et sociales.  Étant des matières essentiellement basées sur des textes écrits (Utilisant « texte » au sens large du terme, je me suis retenu de réagir sur cette expression), les livres, les bibliothèques, le temps et les trajets ainsi que les outils électroniques sont utilisés de façons différentes dans la recherche.  Pour les chercheurs en sciences humaines et sociales, ces outils constituent des supports de recherche fondamentaux, équivalent aux équipements de laboratoire pour les sciences, et ils sont essentiels pour les chercheurs qui travaillent individuellement ou en équipes.  « La table-ronde sur les sciences humaines »a souligné l'importance de l'enseignement et de la recherche en sciences humaines pour l'avenir du Canada, dans une économie basée sur la connaissance.  La communauté des humanités doit protéger ses valeurs non-utilitaristes, elle doit mettre en place son propre programme et définir ses propres besoins en recherche, tout en justifiant ses gestes auprès du public.  De nombreuses personnes se sont réunies à la « table- ronde sur les femmes dans l'Académie » qui a eu lieu à la même date pour parler de l'expérience historique, de la situation présente et surtout des facteurs systématiques qui perpétuent les modèls démographiques traditionnels et qui posent obstacle à l'entière participation des femmes dans les universités et les communautés.  Des progrès ont été réalisés mais il reste encore beaucoup à faire.
 Finalement, les sessions de discussion ont été postives et tournées vers l'avenir.  Les initiatives en cours montrent déjà
information, des signes de réussite, bien que certaines questions soient si étendues et si difficiles qu'elles paraissent parfois insurmontables.  Mais comme un Grec que j'ai rencontré au cours d'un voyage en Grèce il y a plusieurs années m'a fait la remarque en commentant l'établissement de règles autocratiques dans les années '70, « nous avons eu des dictateurs avant, et ils n'ont pas duré. »
 En tant qu'organisme organisateur du Congrès annuel des sciences humaines et sociales, la Fédération a noté que le Congrès aura lieu à l'Université d'Alberta du 24 au 31 mai 2000, à l'Université Laval en 2001, à l'Université de Toronto et à l'Université Ryerson en 2002.
 Aussi, en tant que votre représentant, je réponds à vos informations, à vos initiatives et à vos demandes qui peuvent être apportées à la FCSHS.  Je vous invite à me tenir au courant des intérêts que vous avez et que vous découvrez au sein de notre adhésion.  Je suis en relation avec d'autres représentants des « petites sociétés » avec qui je partage beaucoup d'intérêts.  La FCSHS nous met également en contact avec d'autres sociétés, agences, représentants d'université et d'autres personnes à Ottawa et ailleurs.  Elle offre un lieu où les idées et les activités peuvent être encouragées et soutenues – Je pense notamment à des initiatives telles que les projets des Associations alliées dans lesquels nous sommes impliqués.  Mais nous devons jouer un rôle actif dans la détermination de notre propre avenir.  Nous devons exprimer nos intérêts.  Tenez-moi informé.

(Traduction – Sandrine Vrilliard-Puig)

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