Aux rencontres générales annuelles (novembre 1999), la
reconnaissance de la majorité des gains réalisés par
la communauté des sciences humaines et sociales depuis ces deux
dernières années était à l'ordre du jour.
La Fédération a joué un rôle majeur en garantissant
une augmentation de 19,5 millions de dollars dans le financement fédéral
pour le Conseil de recherche en sciences humaines et sociales. La
Fédération a également aidé à obtenir
l'admissibilité de la recherche en sciences humaines et sociales
dans le cadre de la Fondation canadienne pour l'innovation, et dans les
Instituts canadiens de recherche sur la santé. De plus, elle
a réussi à garantir une augmentation de 46% dans le Programme
de subventions pour les déplacements en réinstaurant les
traitements de congés ainsi qu'en obtenant un soutien financier
du gouvernement fédéral de plus d'un (1) million de dollars
pour les revues savantes grâce à la protection des subventions
postales et financières. Recherches théâtrales
au Canada a profité de tout cela. La Fédération
a conçu et est à l'origine des Alliances pour la recherche
universitaire et communautaire (ARUC) en donnat 4,5 millions de dollars
pour la recherche communautaire en sciences humaines et sociales.
La Fédération a développé et a fait la promotion
de L'Initiative pour la déssimation des données qui a permis
de rendre disponibles de nombreuses statistiques sur les recherches en
sciences humaines et sociales dont il est question dans les reportages
des médias et ailleurs. Grâce à l'aide du programme
des publications universitaire, Aide à l'édition savante,
la Fédération a permis la publication de 140 nouveaux livres.
La FCSHS a également mis en action un « comité d'experts
sur le financement universitaire » dont l'ébauche d'un rapport
a fait l'objet de discussions au cours des deux derniers rencontres.
La professeure Louise Forsyth, la présidente de la Fédération,
a constaté que « notre visibilité accrue et nos efforts
de sensibilisation nous ont aidé à nous placer à l'ordre
du jour du gouvernement à Ottawa ». De plus, au moins
400 des Chaires d'excellence en recherche du XXIe siècle annoncés
récemment seront attribuées aux sciences humaines et sociales.
Les participants à la « table ronde sur l'infrastructure
de recherche » ont noté avec fermeté que les définitions
du gouvernement fédéral sur les infrastructures de recherche
devaient être élargies de façon à refléter
davantage les besoins des chercheurs en sciences humaines et sociales.
Étant des matières essentiellement basées sur des
textes écrits (Utilisant « texte » au sens large du
terme, je me suis retenu de réagir sur cette expression), les livres,
les bibliothèques, le temps et les trajets ainsi que les outils
électroniques sont utilisés de façons différentes
dans la recherche. Pour les chercheurs en sciences humaines et sociales,
ces outils constituent des supports de recherche fondamentaux, équivalent
aux équipements de laboratoire pour les sciences, et ils sont essentiels
pour les chercheurs qui travaillent individuellement ou en équipes.
« La table-ronde sur les sciences humaines »a souligné
l'importance de l'enseignement et de la recherche en sciences humaines
pour l'avenir du Canada, dans une économie basée sur la connaissance.
La communauté des humanités doit protéger ses valeurs
non-utilitaristes, elle doit mettre en place son propre programme et définir
ses propres besoins en recherche, tout en justifiant ses gestes auprès
du public. De nombreuses personnes se sont réunies à
la « table- ronde sur les femmes dans l'Académie » qui
a eu lieu à la même date pour parler de l'expérience
historique, de la situation présente et surtout des facteurs systématiques
qui perpétuent les modèls démographiques traditionnels
et qui posent obstacle à l'entière participation des femmes
dans les universités et les communautés. Des progrès
ont été réalisés mais il reste encore beaucoup
à faire.
Finalement, les sessions de discussion ont été
postives et tournées vers l'avenir. Les initiatives en cours
montrent déjà
information, des signes de réussite, bien que certaines questions
soient si étendues et si difficiles qu'elles paraissent parfois
insurmontables. Mais comme un Grec que j'ai rencontré au cours
d'un voyage en Grèce il y a plusieurs années m'a fait la
remarque en commentant l'établissement de règles autocratiques
dans les années '70, « nous avons eu des dictateurs avant,
et ils n'ont pas duré. »
En tant qu'organisme organisateur du Congrès annuel des
sciences humaines et sociales, la Fédération a noté
que le Congrès aura lieu à l'Université d'Alberta
du 24 au 31 mai 2000, à l'Université Laval en 2001, à
l'Université de Toronto et à l'Université Ryerson
en 2002.
Aussi, en tant que votre représentant, je réponds
à vos informations, à vos initiatives et à vos demandes
qui peuvent être apportées à la FCSHS. Je vous
invite à me tenir au courant des intérêts que vous
avez et que vous découvrez au sein de notre adhésion.
Je suis en relation avec d'autres représentants des « petites
sociétés » avec qui je partage beaucoup d'intérêts.
La FCSHS nous met également en contact avec d'autres sociétés,
agences, représentants d'université et d'autres personnes
à Ottawa et ailleurs. Elle offre un lieu où les idées
et les activités peuvent être encouragées et soutenues
– Je pense notamment à des initiatives telles que les projets des
Associations alliées dans lesquels nous sommes impliqués.
Mais nous devons jouer un rôle actif dans la détermination
de notre propre avenir. Nous devons exprimer nos intérêts.
Tenez-moi informé.
(Traduction – Sandrine Vrilliard-Puig)