Translating Canada en traduction: « The Margins Talk Back » : Les marges répondent
Translating Canada en traduction: “The Margins Talk Back : Les marges répondent
March 10, 11, 12, 2005 ~ les 10, 11, 12 mars 2005
Université de Moncton, New Brunswick

L’unicité de la littérature canadienne au vingt-et-unième siècle réside dans sa complexité. Or, le binarisme du bilinguisme officiel, de deux littératures nationales, réduit l’identité canadienne aux éléments essentiels, simplifiant la tapisserie multifacette du paysage culturel. Le Canada contemporain n’a pas une littérature anglophone homogène, non plus une littérature francophone homogène; exclus de ce modèle sont « la littérature de l’exiguïté » (François Paré), les autochtones (Amérindiens, Métis, Inuits) et leurs traditions orales déplacés par les colonisateurs anglais et français à la périphérie de la vie socio-culturelle et politique du Canada, ainsi que bon nombre d’immigrants et leurs traditions littéraires. Dans le but de « recentrer les marges », pour reprendre l’expression de Daniel Simeoni, ce colloque veut examiner ce qui se trouve aux marges de la dualité officielle afin de nuancer et de compléter le portrait de la littérature canadienne contemporaine par le biais de la traduction, car cette dernière est révélatrice de la véritable nature des relations interculturelles et des inégalités entre le centre du système et la périphérie.
Nous vous invitons à réfléchir sur le sujet de la littérature canadienne de la périphérie en traduction en fonction de cinq sous-thèmes, en plus de deux sessions spéciales :
1)    relations(s) et mouvement entre la littérature de l’exiguïté (F. Paré) et la littérature mineure (Deleuze et Guattari) en traduction, et la littérature de la périphérie (polysystème d’Even-Zohar)
2)    d’une optique linguistique, stratégies de traduction de la littérature de l’exiguïté canadienne
3)    la littérature de la périphérie du système littéraire et sa place dans le système :
     a)    d’un point de vue culturel – minorités francophones, anglophones, autochtones, immigrantes
     b)    d’un point de vue sexuel – la littérature gaie et lesbienne
     c)    du point de vue du genre – littérature de la jeunesse, traduction théâtrale inédite
4)    littérature périphérique et/ou hybride en traduction et questions d’identité
5)    la littérature canadienne en traduction à l’étranger, sa place (et mouvement) dans le système littéraire récepteur
PLUS : Sessions spéciales
1)    Antonine Maillet – traduisant et traduite
2)    La littérature acadienne et la traduction (importation : Évangéline de Longfellow, exportation : France Daigle, Herménégilde Chiasson, etc.)
Canada’s literary uniqueness in the twenty-first century is to be found in its complexity. Yet, official bilingualism and two national literatures reduce Canadian identity to its essential elements, simplifying the multifaceted tapestry of the cultural landscape. Contemporary Canada has neither a homogenous anglophone culture, nor a homogeneous francophone culture; excluded from this binary model are François Paré’s “littérature de l’exiguïté,” Canada’s Amerindian, Métis and Inuit populations and their oral traditions that have been pushed to the margins of all aspects of Canadian life, as well as numerous immigrant groups and their literary traditions from the four corners of the globe. This colloquium hopes to attract researchers who will examine what lies on the margins of official linguistic and cultural dualism in order to nuance and to paint a more complete portrait of contemporary Canadian literature in and through translation. The presence of several languages creates a culture of cultural and linguistic exchange, or a translating culture; translation reveals the true nature of intercultural relations and the inequities between the system’s centre and periphery, and plays a key role in all areas of literary creation in Canada.
We invite proposals for papers dealing with one or more aspects of peripheral literature in translation:
1)    relationships and movement between “la littérature de l’exiguïté” (F. Paré) and minor literature (Deleuze and Guattari) in translation, and peripheral literature (Even-Zohar’s polysystem)
2)    from a linguistics standpoint, strategies for translating Canadian “littérature de l’exiguïté”
3)    peripheral literature and its place in the literary system:
     a)    from a cultural standpoint – francophone, anglophone, Amerindian and Inuit, immigrant minorities
     b)    from a sexual standpoint – Gay and lesbian literature
     c)    from a genre standpoint – children’s literature, unpublished theatre translation
4)    translated peripheral and/or hybrid literature and identity
5)    translated Canadian literature abroad and its place in the receiving literary system

PLUS: special sessions
1)    Antonine Maillet, translator and translated
2)    Acadian literature and translation (import: Longfellow’s Évangéline, exports: France Daigle and Herménégilde Chiasson)
POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS, VEUILLEZ CONSULTER LE SITE WEB : WWW.UOTTAWA.CA/ASSOCIATIONS/ACT-CATS
Faites parvenir votre proposition d’à peu près 300 mots avant le 15 avril 2004 à
FOR ADDITIONAL INFORMATION, PLEASE CONSULT THE CATS WEBSITE: WWW.UOTTAWA.CA/ASSOCIATIONS/ACT-CATS

Send your 300-word proposal before April 15, 2004 to

                    Denise Merkle         merkled@umoncton.ca
                    Département de traduction et des langues
                    Université de Moncton, FASS, Casier 30
                    Moncton, New Brunswick E1A 3E9
                    Fax: +1 (506) 858-4166 ; phone: +1 (506) 854-3259