| Après la table ronde
d’Halifax, les deux tables rondes et la soirée
mettant en vedette des auteurs franco-manitobains à Winnipeg,
j’ai
participé à l’organisation, à London, d’une table
ronde autour de
l’oeuvre du dramaturge franco-ontarien et récipiendaire du Prix
du
Gouverneur-Général Michel Ouellette. Nous avons
réunis des chercheurs
des universités d’Ottawa, de Guelph, de Hearst et de Concordia
pour
lire et discuter du théâtre du prolifique auteur. Louise
Ladouceur se
charge de la direction d’un dossier sur le théâtre de
Ouellette qui
sera soumis à Recherches théâtrales au Canada cet
automne. Grâce à
l’appui du Conseil des Arts du Canada, nous avons également pu
inviter
l’auteur à nous livrer une lecture d’un texte inédit. La
table ronde
ainsi que la lecture ont toutes deux été des initiatives
conjointes
avec l’Association des littératures canadiennes et
québécoises. Les recensions d’ouvrages de langue française ont retrouvé la place qui leur revenait à Recherches théâtrales au Canada. Ainsi, depuis la relance de la revue, avec les volumes 23 et 24, sept compte rendus d’ouvrages francophones ont été publiés. Autant de recensions sont déjà rédigées et n’attendent qu’à être publiées. De plus, le rédacteur Bruce Barton, s’est adjoint d’une collègue, Louise Ladouceur, pour les textes francophones de la revue. Depuis quatre ans, je constate que la plupart des participants des tables rondes francophones et des discussions relevant de la table francophone/phile sont ou bien des francophones hors Québec ou bien un intéressant échantillonnage de francophiles venus d’un bout à l’autre du pays. Je m’interroge sur notre incapacité à attirer davantage de membres du Québec, sauf de manière sporadique. J’ai invité de nombreux collègues du Québec à participer à l’ARTC, mais ils ne se sentent pas interpellés. Les raisons sont multiples, mais généralement, je constate qu’ils préfèrent canaliser leurs énergies au sein d’associations qui leurs semblent pertinentes à leurs carrières et/ou à leurs démarches intellectuelles. Comment alors trouver moyen d’être pertinent et stimulant, intellectuellement, pour ces membres que nous n’arrivons pas à aller chercher? Il faudra s’y mettre si nous sommes pour rassembler tous les chercheurs qui s’intéressent au théâtre canadien (dont le théâtre québécois). L’ARTC ne pourrait que bénéficier de leur présence. Au printemps, je terminerai mon deuxième et dernier mandat comme représentant francophone au sein du conseil d’administration. Je passe le flambeau au prochain élu, en souhaitant, pour la crédibilité de ce poste, que ce soit un francophone qui me succède. Je souhaite également que nous arrivions à élire un résident du Québec comme représentant du Québec (la situation actuelle relève du déménagement du membre du C.A. vers l’Ontario, mais elle demeure symptomatique de notre incapacité à attirer plus de membres Québécois. N’oublions pas que ce poste était libre précédemment). Je quitte avec le sentiment d’avoir fait mon possible pour redonner une présence francophone intéressante et pertinente à l’association, mais je me rends à l’évidence que le succès de ces efforts demeure mitigé. L’association est essentiellement anglophone, mais elle est véritablement ouverte aux francophones qui désirent y contribuer. L’espace n’est pas exiguë, au contraire, on y prend la place qu’on veut, il suffit de vouloir la prendre. |
After having organised a
francophone panel in Halifax, two panels and
an evening devoted to franco-manitoban playwrights in Winnipeg, I
co-organised a panel around the drama of Governor General winner Michel
Ouellette. We managed to entice academics from the universities of
Ottawa, Guelph, Hearst, and Concordia to discuss Ouellette’s work.
Louise Ladouceur is currently preparing a submission for Theatre
Research in Canada which will include papers and interventions from the
panel. With the generous help of the Canada Council, we were also able
to invite Michel Ouellette to give a reading of a work in progress.
Both of these events were joint initiatives of ACTR and of ACQL. Also, you may have noticed that French-language book reviews have found their way back to Theatre Research in Canada. Since the journal was re-launched and revamped (with volumes 23 and 24), seven reviews of French-language books have appeared. As well, many reviews are lined up for forthcoming issues. I’d like to point out that editor Bruce Barton has also asked Louise Ladouceur to join him as Associate French Editor. Over the last four years, I’ve noticed that most of the participants at the francophone/phile events are either francophones from outside Québec or an interesting sampling of francophiles from across the country. I’m wondering about the Association’s incapacity to attract more long-standing members from Québec. I’ve personally invited quite a few colleagues from Québec to join ACTR, but they mostly haven’t been interested. There are many reasons for this, but generally, I’ve come to realise that they prefer to invest their energies in associations which they deem pertinent to their careers or that correspond to their intellectual pursuits. We need to find a way to seem pertinent and intellectually stimulating to these members, if we are to truly represent all theatre scholars, French and English, interested in Canadian drama (including Québec drama). The Association could only benefit from their presence. This spring, I’ll be ending my second and final mandate as francophone representative on the executive. I hope to pass along the flame to a francophone, so that the credibility of this position isn’t compromised. I also truly hope that we elect a resident of Québec as Québec representative (the current situation has come about due to the executive member moving to Ontario, but it is nevertheless symptomatic of our incapacity to attract Québécois members. Remember that this seat was vacant during the previous term.) Upon leaving, I feel that I’ve done my possible to ensure an interesting and pertinent francophone presence in the Association, but I realise that these efforts haven’t had the success I had anticipated. ACTR is essentially an anglophone association. But it seems to me truly open to francophones wanting to join and contribute to it. Francophones aren’t boxed in or cornered, they are free to take up the space they need and want, assuming someone wants to take it. |