Recherches théâtrales au Canada

L'année 1997 aurait mis à l'épreuve la patience d'un saint. La revue semble avoir été testée jusqu'à ses limites, à tous les niveaux. Je suis déménagée en Saskatchewan pour débuter une nouvelle carrière, et la responsabilité des problèmes quasi journaliers de la revue est retombée sur les épaules de Stephen Johnson, rédacteur en chef . La revue a perdu le financement venant du Conseil des arts de l'Ontario. L'Université de Toronto a retiré ses ressources pour les postes d'étudiants chargés de travaux dirigés dont nous avons bien besoin. CRSH a annoncé une diminution considérable de son appui financier des revues savantes. Héritage Canada a annoncé qu'il ne nous offrirait plus de subvention postale, à moins que nous apportions des modifications à nos relations avec notre société compagne savante, ARTC, ce qui mettrait en péril nos abonnements. Finalement, notre typographe, Mike Dunleavy, nous a quitté après plusieurs années de travail consciencieux.

En dépit de tout, la réponse du public par rapport à nos numéros à sujets particuliers, ces derniers 18 mois, nous permet de demeurer optimistes face à l'avenir de la revue.

Sur une note plus positive, le Comité directeur, en demeurant intact tant en structure qu'en personnel, nous a donné une certaine stabilité. Denis Johnson est toujours président du comité. Ed Mullaly, notre représentant ARTC et expert en cyberspace, a créé la page web de TRIC/RTC. Nous sommes fiers qu'Ed ait pu se servir si efficacement du réseau : pour les intéressés, il a diffusé nos deux derniers numéros sur le site (le volume 18:1 sera disponible sous peu). Nous espérons que notre affiliation avec le réseau créera un nouvel intérêt et attirera de nouveaux abonnés.

Richard Plant, représentant de l'Université Queens, et Domenico Pietropaolo, représentant de l'Université de Toronto, font tous deux pression sur leurs institutions en vue d'obtenir de l'appui supplémentaire — plus de participation en tant que partenaire fondateur de la revue dans le cas de Queens, et la réintégration d'au moins un poste d'étudiant chargé de travaux dirigés dans celui de l'Université de Toronto.

Le Comité directeur m'a nommée co-rédactrice de Stephen, et je le remercie chaleureusement de sa confiance. Nos étudiantes chargées de travaux dirigés ont gracieusement accepté le titre de Directrices de la rédaction à la place d'un salaire, malgré les responsabilités qui leur incombent quotidiennement. Nous avons récemment envisagé la possibilité de leur accorder un vote partagé aux réunions du Comité directeur afin d'y renforcer la représentation administrative vu que je ne peux y être présente. Le Comité directeur révise présentement sa constitution, ce dont les rédacteurs et les directrices de la rédaction approuvent de tout coeur.

Nos directrices de la rédaction, Danielle Couture et Deborah Tihanyi, ont fait un travail extraordinaire, malgré les défis auxquels elles ont du faire face cette année. Elles ont travaillé de longues heures et se sont données coeur et âme à la revue. Je tiens à ajouter que c'est en grande partie grâce à elles si la revue se porte toujours aussi bien. Étant donné les circonstances présentes, elles sont partenaires à part entière quant à la direction et à la gestion de la revue.

Stephen et moi aimerions aussi souhaiter la bienvenue dans l'équipe à Jessica Gardiner, notre nouvelle coordonatrice des abonnements. Elle a beaucoup allégé la tâche du bureau de TRIC/RTC. Moira Day demeure rédactrice des comptes rendus de livres anglais. Louise Forsyth, nouvellement nommée rédactrice des comptes rendus de livres français, se joint à notre groupe. Malgré ses nombreux engagements, Louise se garde du temps pour la revue, et nous lui en sommes reconnaissants. J'ai hâte de travailler avec elle.

En ce moment, la revue n'a pas de problèmes financiers. J'ai eu la chance d'obtenir une subvention des Fonds de publication de l'Université de Saskatchewan pour l'année scolaire 1998-1999, ce qui m'a permis d'engager un étudiant chargé de travaux dirigés pour nous aider dans la production des volumes 19:2 et 20:1. Notre avenir financier pourrait cependant devenir inquiétant si nous ne trouvons pas d'autres moyens de financement, ou si nous ne pouvons pas réduire nos coûts de production. Notre première démarche fut de réduire notre tirage de 600 à 500.

Pour ce qui est du numéro spécial de Reid Gilbert (17:2), des problèmes de mise en page ont retardé la publication du numéro traitant de la théorie pour une période de temps anormale. Nous nous en excusons auprès de Reid et de nos lecteurs. Même si notre problème de mise en page n'est pas encore complètement réglé, 18:1 (un numéro régulier) devrait être dans vos boîtes aux lettres bientôt. Une abondance de textes historiques a entraîné deux numéros sur l'histoire, 18:2 et 19:1, tous deux administrés par Stephen. De plus, mon lancement d'un numéro spécial sur la pédagogie a entraîné 12 propositions et 4 forums. Un numéro spécial sur le "Canadian Theatre in a World Context," sous la direction de Moira Day et de Don Perkins, ainsi que le numéro de pédagogie seront publiés par l'Université de Saskatchewan durant l'année, grâce à un fonds particulier. Cela diminue la pression (de gestion et de finances) exercée sur le bureau de Toronto. Ce pourrait être un modèle pour l'organisation de productions prochaines.

Comme toujours, nous apprécions vos commentaires.

Deborah Cottreau
(pour les rédacteurs)

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