Les visiteurs occasionnels dans les pays de l’ancien bloc soviétique,
avant comme après la chute du mur de Berlin, y remarquent souvent
la diversité théâtrale et l’aspect plus économique
des prix d’entrée. Ils en concluent presque immanquablement que
les subventions y sont plus nombreuses et plus généreuses
que dans les pays occidentaux, favorisant ainsi vitalité et accessibilité.
Un regard un peu plus approfondi nous enseigne deux choses fondamentales.
Premièrement que la structure théâtrale, dont la base
est la troupe permanente au centre de laquelle se trouvent les acteurs,
est largement antérieure, non seulement au régime socialiste,
mais également au système de subventions. Deuxièmement
que l’adhésion et, partant, le jugement du public, sont davantage
guidés par la structure que par des considérations esthétiques
ponctuelles. (Aller « au théâtre » plutôt
que de voir « un spectacle »). Au cours de la saison 2000-2001
j’ai fait plusieurs voyages en Hongrie, en République Tchèque
et en Pologne. Une comparaison, même rapide, avec les systèmes
tant ouest-européen que nord-américain livre de très
précieux renseignements pour la compréhension de ce que d’aucuns
appellent la crise actuelle du théâtre.
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