Nous nous intéresserons particulièrement au statut des
personnages et leur rapport à l’espace textuel dans un nombre de
pièces historiques et biographiques contemporaines (après
1968). Nous constatons des démarches semblables dans le travail
historiographique satirique de Michael Hollingsworth et dans celui de Jean-Claude
Germain. Si le dramaturges-historiens racontent, il est vrai, certains
pans de notre (nos) histoire(s), le commentaire éditorial est rendu
possible grâce à la forme épique adoptée. Ces
pièces contemporaines, loin des reconstitutions hagiographiques
à causalité soulignée, demeurent un lieu privilégié
de réflexion la crise sévissant en Histoire qui refuse aujourd’hui
la narrativité. De nombreux personnages ont fait l’objet de pièces
biographiques, nous pensons à O’Neill, Billy Bishop, Glenn (Gould),
Maggie & Pierre (Trudeau) et The Duchess, et aux nombreux personnages
appropriés, tels Gertrude Stein, Anaïs Nin et Emily Carr. Ces
pièces biographiques empruntent un certain nombre de stratégies
propres au théâtre épique, mais elles reflètent
également un mouvement vers une écriture plus poétique,
intime, se centrant sur les motivations de l’auteur. L’expérience
contemporaine du théâtre historique/biographique aura-t-elle
contribuée aux nouvelles formes monistes radicalisées où
sont confondus personnages et espaces, tels le théâtre autobiographique
de Pol Pelletier ou encore le théâtre-essai de Guillermo Verdecchia?
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