Johanne Melançon &
Lucie Hotte
De French Town au Testament du couturier de Michel Ouellette: la
critique
franco-ontarienne face à la critique québécoise
Dans cette
communication, nous nous proposons d’analyser la réception
critique de la
première pièce montée et publiée de Michel
Ouellette, French Town,
et de sa dernière pièce,
montée et publiée, Le Testament du couturier.
Selon
Hans Robert Jauss, la réception est nécessairement
déterminée par l’horizon
d’attente de la critique qui comprend la connaissance d’oeuvres
antérieures,
lesquelles, parce qu’elles servent à définir la
littérature pour le lecteur,
suscitent des attentes et déterminent les règles du jeu.
Dans le cas du
théâtre, la réception est évidemment double
puisqu’elle comprend à la fois la
réception du « spectacle » et celle du
texte publié. Or, la réception
de l’œuvre de Michel Ouellette, en général et plus
particulièrement celle de
ces deux pièces, s’avère particulièrement
intéressante pour étudier l’évolution
des attentes de la critique franco-ontarienne. En effet, French
Town fut assez malmenée par la critique franco-ontarienne
jusqu’à l’obtention du Prix du Gouverneur général
et la critique dithyrambique
québécoise. Ce ne fut pas le cas pour Le
Testament du couturier qui fut aussi bien reçu en Ontario
qu’au Québec.
Est-ce dire que la critique franco-ontarienne a vu et lu cette
dernière pièce
en fonction d’un horizon d’attente différent ? Nous
chercherons donc à
définir, dans un premier temps, l’horizon d’attente de la
critique lors de la
représentation et de la parution de French
Town, puis celui existant au moment où est reçu Le Testament. Nous tenterons ensuite de voir ce qui a pu
motiver,
si c’est le cas, la transformation de l’horizon d’attente.